En ce dimanche de Juin en partie couvert (heureusement, il n'a pas plu), voici notre sortie annuelle de découverte de nos chemins aux saint-pierrains (mais aussi aux Saint-Genais, Frétarivots,
aux gens du Val Coisin, du Val-Gelon... Aux savoisiens). En fait, à tout le monde qui avait connaissance de nos sorties. Et qui voulait découvrir cette année le Frêne et le Morbié.
Deux départs pour deux boucles : celui de 7h30 (dernier délai) pour l'ascension du Morbié. 9h00/ 9h15 pour une boucle plus patrimoniale. Moins rude mais tout autant intéressante.
Ne pouvant comme Vishnou me diviser, il fallu faire un choix. C'est donc la boucle par le Morbié que je vais raconter.
7h45, c'est le démarrage au Col du Frêne. Direction le Sud en direction de la Glacière :
Arrivé à proximité, nous avons droit à un petit topo : petite histoire de cette fissure qui servait à conserver de la neige. Qui à la nuit tombée, lors des jours printaniers voire estivaux, était
acheminée dans de la paille vers Chambéry, Aix-les-Bains ou Montmélian, voire Saint-Pierre, pour y faire du froid avant... l'invention des frigidaires. Et l'Hôtel du Col ? quasiment sûr.
La grande histoire étant cette faille de décrochement avec un effet supplémentaire de décompression post-glaciaire (vite, vite, un Alka-Seltzer). Voici notre groupe de randonneurs lors de cet
arrêt (momentané...) :

Continuant notre périple, voici qu'apparaît un autre trou. Véritable gouffre ou aven (comme on dit en Ardèche) ou tanne (au Magériaz), voici, sans doute, encore un témoin du terrain "instable" où
nous randonnons.
Durant un nouvel échange :
Nous nous demandons si ce trou pourrait être celui des resistants du
Frêne lors de la dernière guerre (mondiale).
Même si la tradition le fait situer de l'autre côté du Frêne...
Débouchant des bois, nous voici arrivés au front de l'escarpement (que je vais nommer "falaise" même si cela n'est pas très "géographique", mais c'est plus pratique.
Malgré l'absence de notre maitre ès botanique (Brigitte, pour les intimes), nous nous risquons à la reconnaissance floristique et au naturalisme (non, nous ne mettons pas à nu ce que nous
observons...).
Ici des mélittes à fleurs de mélisse.
Bifurquant vers l'Ouest, le chemin devient plus raide. Le panorama (malgré les nuages) s'élargit. Et c'est au détour du chemin que, la Tour nous fait faux bon. Mais bon, le constat est de nouveau
là : des Garniers en puissance, il y en a.
Mais voyez plutôt :

Regardez sur la photo de
droite : un superbe paquet rocheux ne demande plus qu'à s'écrouler et s'ébouler dans la Grande Cruise.
La crête n'est plus loin. Reste la traversée de "A Craz" et ses vallons secs (encore des témoins de la décompression post-glaciaire. Et hop encore un Alka par derrière la cravate) :
Nous repartons vers le Nord. Sortant des bois, nous voici dans une clairière nous ouvrant une perspective sur les Frasses et les prairies de l'amont de Saint-Jean-de-La-Porte. Pensez, ces
prairies étaient louées aux Routhenains pour la fauche du foin. Celui-ci engrangé en été; était lugé en hiver, durant Janvier. Pour boucler (il fallait espérer) l'hivernage du bétail avant... une
nouvelle saison d'élevage "outdoor". Eh oui, il n'y a pas que les activités sportives et/ou culturelles qui sont "dehors les portes"... :
Au
dessus de la tête "bobée" de notre grand Max, le chalet des Frasses.
Les restes d'une de ces boges. Du moins, les fondations.
Le reste, comme ses soeurs de La Compôte, c'est une ossature bois. Normal, nous sommes dans des montagnes humides propices aux bois et végétaux. Nous serions en Haute-Maurienne, seul la toiture
et les planchers (si il y a des étages) auraient été en bois. Notez que ce bois profite de l'abandon de la fauche. Et les bois des boges, furent-ils aussi victime de la fauche (d'un autre
genre...). Allez savoir... Il suffirait pour cela de faire des fouilles (non pour faire des fondations en pierre) archéologiques.
Notre chemin continuant, nous laissons à notre droite deux beaux sorbiers des oiseleurs qui réservent en automne le plus beau des spectacles.
Et voici que des génisses nous observent. Qui est l'observateur ? qui est l'observé ? Nous les laissons à leur besogne fourragère :
Et voici que se profile l'ultime ascension au Morbié. Arrivé au sommet, un petit arrêt.
Nous sommes dans les temps, si bien que Max put en profiter pour nous abreuver de connaissances sur la contrée. Au risque de nous noyer ? Pourtant, l'eau n'est guère présente malgré la verdoyance
nous entourant :
"Par chance, les nuages
s'éffilochant,
nous avons droit
à une petite vue
de notre Arclusaz.
Cette alta clusa ne l'est pas
pour celui qui la connait.
Même du côté Sud on la
gravissait... pour aller
en Bauges.
Et ceci malgré sa hauteur".
Voilà une vue partielle de ce
que Max nous conta.
Notre ascension terminée, il nous fallu prendre le chemin de la descente. Tel une démontagnée, nous redescendons accompagnés d'une multitude de fleurs. Ici, des trolls, là un Pigamon à feuilles
d'ancolie :
Là, un Lis de Saint-Bruno :
Etonnant le nom de ce lis. D'autant que, nous fûmes sur l'ancienne frontière entre une fondation chartrousine (les Chartreux dont l'ordre fut fondé par... Saint-Bruno) et une fondation
clunisienne, le Prieuré de Bellevaux. Les terres où nous sommes furent en partie à ce prieuré.
Enfin, pour nous mettre en appétit, de la sauge des prés. Vite, vite, accélérons notre descente :

En chemin, nous rencontrons, ..........................................., en chemin, nous rencontrons, le groupe de la boucle d'en bas, le groupe de la boucle d'en bas. Des pointillés, pourquoi
faire ? pour censurer des propos un peu trop paillards, pardi.
Et ensemble, nous pique-niquons, tout en profitant des dernières nouvelles culturelles saint-pierraines :
Et pour finir, une "petite" photo de "famille" de cette journée de découverte :
Pourquoi deux fois ? car à chaque fois, qui n'est pas là (sauf trépied prévu) : le photographe bien sûr. Comme cela, au moins une fois il y est (sur la photo).
Quatorze heure. Nous nous séparons. Mais pour les Chemins de Traverse, ce n'est pas fini. Samedi 26 Juin 2010, c'est la sortie réservée aux membres. Pour en être, rejoignez nous en adhérant à
l'association.
Le Vion Baladeur.